Catégorie : Revue des livres Page 39 of 281

Les comptes rendus de lecture publiés dans PE

Géopolitique et climat

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2023 de Politique étrangère (n° 4/2023). Diana-Paula Gherasim, chercheuse au Centre Énergie/Climat de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Pierre Blanc, Géopolitique et Climat (Presses de Sciences Po, 2023, 248 pages).

De la co-construction à la destruction, le couple puissance/climat peut-il aujourd’hui retrouver une dynamique positive, incarnée par la puissance pour le climat ? Le couple puissance/climat, plongé dans une logique de puissance contre le climat par l’industrialisation, avec les armes redoutables que sont les énergies fossiles – devenues sources incontournables du hard power et du succès économique –, contribue à façonner un monde où toutes sortes d’insécurités (économique, alimentaire, sanitaire etc.) sapent le bien-être de l’humanité.

The Sino-Indian Rivalry

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2023 de Politique étrangère (n° 4/2023). Isabelle Saint-Mézard, professeure à l’université Paris 8 et chercheuse associée au Centre Asie/Indo-Pacifique de l’Ifri, propose une analyse croisée des ouvrages de Manoj Joshi, Understanding the India-China Border: The Enduring Threat of War in High Himalaya (Hurst, 2022, 256 pages) et de Šumit Ganguly, Manjeet S. Pardesi et William R. Thompson, The Sino-Indian Rivalry: Implications for Global Order (Cambridge University Press, 2023, 262 pages).

La trajectoire de la relation sino-indienne est au cœur de ces deux ouvrages, qui se complètent en partant chacun d’un angle différent, et presque opposé l’un à l’autre. L’analyse de Joshi est en effet centrée sur le conflit frontalier sino-indien ; celle de Ganguly, Pardesi et Thompson cherche, à l’inverse, à montrer que ce conflit frontalier ne constitue qu’un volet d’une relation animée par des enjeux de rivalité bien plus vastes, et inextricables. Les deux ouvrages convergent néanmoins pour livrer une vision assez pessimiste de l’évolution à venir des relations entre les deux géants. Non seulement ils n’envisagent guère de scénario de réconciliation, mais ils évoquent des risques persistants de confrontation armée sur les hauteurs himalayennes.

Œuvres de Thierry de Montbrial

Cette note a été publiée dans le numéro d’hiver 2023 de Politique étrangère (n° 4/2023). Wilhelm Danca, professeur à l’université de Bucarest et membre correspondant de l’Académie roumaine, propose une analyse de trois des œuvres de Thierry de Montbrial, La Pensée et l’Action, Histoire de mon temps et Regards distanciés sur le monde actuel (tomes I et II), publiées respectivement en 2015, 2018 et 2022 à l’Academia Romana.

La maison d’édition de la Fondation nationale pour la science et l’art de l’Académie Roumaine a publié trois volumes signés de Thierry de Montbrial : La Pensée et l’Action en 2015, en 2018 Histoire de mon temps, puis en 2022 Regards distanciés sur le monde actuel en deux tomes. Les trois livres témoignent « du lien culturel et affectif qui, depuis un quart de siècle, unit l’auteur à la Roumanie », et en particulier au professeur Eugen Simion, cofondateur des séminaires « Penser l’Europe », qui introduit chaque volume.

Meritocracy, Growth, and Lessons from Italy’s Economic Decline

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne 2023 de Politique étrangère (n° 3/2023). Stefano Ugolini propose une analyse de l’ouvrage de Lorenzo Codogno et Giampaolo Galli, Meritocracy, Growth, and Lessons from Italy’s Economic Decline (Oxford University Press, 2022, 272 pages).

La monographie de Lorenzo Codogno et Giampaolo Galli défend une thèse claire et simple : l’Italie serait une illustration emblématique de l’impact négatif du manque de méritocratie sur le développement économique. Les auteurs présentent beaucoup de données comparatives transversales sur plusieurs aspects de l’économie italienne : la confiance dans les institutions, la corruption, l’éducation, les inégalités, l’ouverture des marchés, l’évasion fiscale, la gouvernance des entreprises, etc. Après avoir établi que l’Italie est un pays où la méritocratie n’est décidément pas très populaire, ils en concluent rapidement, en s’inspirant directement de la littérature américaine sur la relation entre qualité des institutions et croissance économique, que là est bien le facteur explicatif du déclin italien.

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