Le numéro de printemps 2023 de Politique Étrangère est tout juste paru ! Nous avons le plaisir de vous offrir en accès libre l’article « Quel avenir pour le trumpisme », écrit par Maya Kandel, docteure en histoire de l’Institut d’études politiques de Paris, chercheuse associée à l’université Sorbonne Nouvelle.
L’avenir du trumpisme et le destin de Donald Trump sont deux facteurs inséparables de l’évolution du Parti républicain américain, même si les trois termes – Trump, trumpisme, Parti républicain – ne se confondent pas. Le trumpisme désigne les idées fortes de Trump qui se sont imposées au Parti républicain après sa victoire aux primaires et à la présidentielle de 2016. Il englobe la réactivation de courants préexistants et leur amplification grâce au porte-voix que constitue la présidence, au fil Twitter et au talent de communicateur de Trump, ainsi qu’à la symbiose entre la Maison-Blanche et Fox News durant sa présidence.
Le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 1/2023)vient de sortir ! Au sommaire, un dossier sur les États-Unis (quelle stratégie politique et quelle posture adopter désormais ?) et un contrechamps sur la Russie et l’Ukraine (un an après, qu’en est-il ?). Au-delà de ces articles, d’autres contributions viennent éclairer l’actualité : le point sur la situation en Arménie et en Azerbaïdjan après la guerre de 2020, la double crise politique au Pakistan, le Soudan après le coup d’État de 2021… Des textes enrichissants pour ce premier numéro de 2023 !
Outre-Atlantique, les dernières élections demi-mandat ont marqué un échec de Trump, mais le trumpisme reste bien vivace. Les États-Unis doivent-ils imposer sans apprêt leur puissance ? Doivent-ils se voir comme leader mondial de l’ordre démocratique ? Ou ne s’occuper du monde que quand son désordre les menace ? Ce débat de Grande Stratégie n’est pas tranché.
Un an après l’agression russe, la guerre exprime et remodèle les sociétés. Du côté ukrainien : le choix d’une affirmation nationale de plus en plus unitaire, d’un fonctionnement démocratique, d’une ouverture vers un Ouest que symbolisent l’Union européenne et l’OTAN semble de plus en plus large. Du côté russe, la régression est tout aussi claire : répression politique, autoritarisme, retour à une défense paranoïaque appuyée sur des valeurs religieuses et rétrogrades, etc. Les nations se battent et les sociétés s’éloignent l’une de l’autre…
La guerre d’Ukraine dévoile progressivement ses multiples conséquences : sur l’Allemagne, symbole des repositionnements stratégiques nécessaires ; sur l’impossible paix entre Arménie et Azerbaïdjan ; plus largement encore sur les problèmes de sécurité alimentaire. Les difficultés d’exportation via la mer Noire nous rappellent que la faim progresse dans le monde, et spécialement en Afrique, depuis 2019. Un phénomène dramatique et nouveau, après six décennies de recul.
In the era of the Covid-19 pandemic, climate extremes dominate headlines around the world, now that human influence has warmed the climate at an unprecedented rate over the past two thousand years. As the world’s two largest carbon dioxide (CO2) emitters, China and the United States have a key role to play in any global climate solutions. However, the rapid deterioration in China-US relations in recent years has complicated their capacity to work together.
Dans six jours paraît le premier numéro 2023 de Politique Étrangère ! En attendant, nous avons le plaisir de vous offrir en avant-première l’article « Un an de guerre en Ukraine : où en sont les Russes ? », écrit par Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/NEI de l’IFRI.
« Nous sommes en guerre et le pays est plongé dans une inconscience totale des événements », juge l’écrivain russe Victor Erofeev dans les mois qui suivent l’invasion de l’Ukraine. En effet, après le premier choc, la majorité des Russes ont continué à vivre comme s’il s’agissait bien d’une « opération militaire spéciale » à portée limitée, à l’instar de l’intervention en Syrie en 2015. La souffrance des Ukrainiens les a laissés largement indifférents, ce qui a fini par provoquer la colère, voire la haine, de la nation envahie à l’égard de l’ensemble des Russes.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.