La rédaction a le plaisir de vous offrir à lire cet article du numéro de printemps 2023 de Politique étrangère (n° 1/2023), « Liberté, Union européenne, OTAN : la société ukrainienne a fait son choix », écrit par Olexiy Haran et Petro Burkovskyi.

Le monde a été surpris par la résistance des Ukrainiens face à l’invasion russe du 24 février 2022, alors que l’Occident n’a fourni un soutien militaire substantiel que tardivement. Certaines capitales européennes, et même Washington, avaient pensé que, face à une invasion à grande échelle, l’Ukraine s’effondrerait en à peu près une semaine. Aujourd’hui encore, certaines sources de renseignement occidentales considèrent que ce sont des facteurs « mineurs » – telle l’efficacité de la défense aérienne ukrainienne – qui ont empêché la prise de la base aérienne proche de Kiev, et ainsi interdit la prise de la capitale ukrainienne. Mais comment expliquer qu’à l’heure où ces lignes sont écrites l’armée russe ne contrôle pas un seul centre régional, pas même celui de Kharkiv, majoritairement russophone et situé à 40 kilomètres de la frontière russe ?

![Citation de l'article "À l'est du Congo, les racines d'un quart de siècle de violence" de Colette Braeckman, paru dans Politique Étrangère 4/2022. « La “paix à bon marché” contenait les germes de futures guerres. N'ayant fait ni vainqueur ni vaincu, le conflit s'était officiellement soldé par l'étrange formule d'une cohabitation forcée entre les ennemis d'hier et surtout par le “brassage” des armées belligérantes. [...] des hommes proposés aux plus hautes fonctions [...] qui allaient [...] pratiquer un double jeu et miner l'institution dans laquelle ils avaient été insérés. »](https://i0.wp.com/politique-etrangere.com/wp-content/uploads/2023/03/Citation-Braeckman-020320231-1024x573.png?resize=629%2C352&ssl=1)

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