Power Shift: The Global Political Economy of Energy Transitions

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver 2021-2022 de Politique étrangère (n° 4/2021). Aurore Colin propose une analyse de l’ouvrage de Peter Newell, Power Shift: The Global Political Economy of Energy Transitions (Cambridge University Press, 2021, 352 pages).

Peter Newell livre une analyse dense et documentée des enjeux institutionnels, économiques et financiers de la transition énergétique. Il rappelle l’ampleur et le caractère inédits de la crise climatique et des mutations nécessaires pour la surmonter : cette crise résulte d’années de déni climatique, d’une longue incapacité à reconnaître l’épuisement des ressources et de la réticence à considérer l’efficacité énergétique ainsi que la réduction de la demande en énergie.

Joyeux Noël

L’équipe de Politique étrangère vous souhaite de belles fêtes de fin d’année !!!

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« Sans grande stratégie, l’Europe et la France seront affaiblies en 2050 »

Le 8 décembre dernier pour L’Express Éric Chol et Charles Haquet ont reçu le diplomate Martin Briens et Thomas Gomart, directeur de l’Ifri, qui ont publié l’article « Comment préparer 2050 ? De la ‘prévoyance’ à la ‘grande stratégie’ », publié dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2021).

Contrairement aux superpuissances américaine et chinoise, qui disposent d’outils de prévision très performants, la France – et l’Europe – ne réfléchissent pas assez à long terme. Si nous voulons préserver notre modèle et rester dans la course technologique, il faut engager dès maintenant ce travail. Au sein de l’État, bien sûr, mais aussi avec les instituts de recherche et les autres acteurs de la vie publique.

L’Express. En France comme en Europe, il y a urgence, dites-vous, à penser le long terme. Mais en sommes-nous encore capables ? 

Martin Briens : Il est aujourd’hui difficile, pour les systèmes démocratiques, de sortir du calendrier électoral. L’action publique s’inscrit dans une instantanéité qui n’a cessé de s’accentuer au fil des années. D’où la nécessité de nous projeter sur une échéance longue, que nous avons fixée à 2050. Pourquoi cette date ? Certains pays – et en premier lieu la Chine – se projettent déjà à cette échéance. Cela parait loin, 2050, c’est une génération, mais en termes de politiques publiques, c’est demain. L’un des intérêts de la réflexion que nous proposons d’ouvrir, c’est que, dans certains domaines comme l’énergie, la décarbonation ou la défense, se projeter à 30 ans nécessite de prendre des décisions dès maintenant. Si nous ne le faisons pas, nous serons affaiblis en 2050.  

[CITATION] Fin de partie : retour sur l’interventionnisme militaire occidental, 1991-2021

Accédez à l’article de Louis Gautier ici.

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