Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n° 3/2020). Laurence Nardon, responsable du Programme Amérique du Nord de l’Ifri, propose une analyse croisée des ouvrages de Célia Belin, Des Démocrates en Amérique. L’heure des choix face à Trump(Fayard, 2020, 288 pages) et de Mathieu Magnaudeix, Génération Ocasio-Cortez. Les nouveaux activistes américains(La Découverte, 2020, 288 pages).
Alors que l’hypothèse d’une victoire du candidat démocrate en novembre 2020 n’est plus à exclure, deux ouvrages nous renseignent utilement sur les évolutions récentes de la gauche américaine.
« La crise du COVID-19 a montré la capacité des villes et collectivités territoriales à suppléer à certaines carences des États par leurs initiatives et leur implication dans la « diplomatie des masques ». Plus encore, la situation que nous vivons depuis le début de 2020 offre une opportunité majeure aux gouvernements locaux, à travers leurs multiples réseaux, de s’impliquer activement dans la reconstruction d’un nouveau multilatéralisme. »
Accéder à l’article d’Yves Viltard, « L’action internationale des villes et des collectivités territoriales »ici.
Retrouvez le sommaire complet du numéro 3/2020 de Politique étrangèreici.
Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n° 3/2020). Hugo Le Picard, chercheur au Centre énergie & climat de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Jean Haëntjens, Comment l’écologie réinvente la politique. Pour une économie des satisfactions(Rue de l’Échiquier, 2020, 160 pages).
Jean Haëntjens est économiste et urbaniste, spécialisé dans les questions d’aménagement et de développement territorial. Il est conseiller scientifique de la revue Futuribles et membre du comité de rédaction de la revue Urbanisme. Il est aujourd’hui conseiller en stratégies urbaines et directeur du cabinet Urbatopie. Tout au long de sa carrière, il est intervenu dans de nombreuses conférences sur les thèmes de l’urbanisme et du développement des territoires. Il a publié plusieurs articles dans des revues académiques ainsi qu’une dizaine de livres. Dans le présent ouvrage, Jean Haëntjens revient sur les moyens politiques dont disposent nos sociétés démocratiques pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique, en proposant un cadre d’analyse original.
La rédaction de Politique étrangère vous offre à (re)lire des textes qui ont marqué l’histoire de la revue. Nous vous proposons aujourd’hui un article de Thomas E. Mann intitulé « Réflexions sur l’élection présidentielle aux États-Unis », et publié dans le numéro 1/2001 de Politique étrangère.
Aucune œuvre romanesque n’aurait pu rendre de façon crédible les extraordinaires rebondissements de la dernière élection présidentielle aux États-Unis. Après les projections erronées d’une chaîne de télévision le soir de l’élection – projections qui suscitèrent un coup de fil d’Al Gore à George W. Bush, dans lequel le premier reconnut sa défaite avant de revenir, une heure plus tard, sur cette « concession » ; après 36 jours de combat politique et judiciaire en vue de mettre fin à ce qui était, fondamentalement, un match nul ; et après que la Cour suprême, nettement divisée et clairement partisane, décidait de mettre fin au comptage manuel en Floride qui aurait pu produire un résultat tout différent, Bush finit par emporter la présidence. Ce fut l’élection présidentielle la plus serrée de toute l’histoire américaine, le gagnant ne devant sa victoire qu’à quelques centaines de votes en Floride, sur plus de 100 millions de suffrages pour l’ensemble de la nation.
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