Une guerre perdue. La France au Sahel

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère 
(n° 3/2020)
. Alain Antil, directeur du Centre Afrique subsaharienne de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Marc-Antoine Pérouse de Montclos, Une guerre perdue. La France au Sahel (JC Lattès, 2020, 200 pages).

Dans cet essai, Marc-Antoine Pérouse de Montclos, spécialiste des conflits, du Nigeria, de Boko Haram, tente de dresser le bilan de l’action de la France au Sahel, en particulier de sa lutte contre le terrorisme depuis l’intervention de l’opération Serval. Comme on l’aura deviné avec le titre, la tonalité est résolument pessimiste. L’auteur pense en effet que les effets négatifs de l’action antiterroriste française au Sahel dépassent ses conséquences positives.

Droit de réponse à Jacob Zenn

Dans le numéro 3/2020 de Politique étrangère, Marc-Antoine Pérouse de Montclos a proposé une analyse croisée de plusieurs ouvrages consacrés à l’insécurité en Afrique subsaharienne. L’auteur d’un de ces livres, Jacob Zenn, professeur associé à l’université Georgetown et chercheur à la Jamestown Foundation, a demandé à bénéficier d’un droit de réponse.

In Politique étrangère (n°3/2020), Marc-Antoine Pérouse de Montclos reviewed my book, Unmasking Boko Haram: Exploring Global Jihad in Nigeria (Lynne Rienner Publishers, 2020), but with much misrepresentation. This article addresses those misrepresentations by quoting Montclos’ review and the book itself.

The Battle for International Law

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère 
(n° 3/2020)
. Pierre Grosser propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Jochen von Bernstorff et Philipp Dann, The Battle for International Law: North-South Perspectives on the Decolonization Era (Oxford University Press, 2019, 496 pages).

La TWAIL (Third World Approach in International Law, approche tiers-mondiste du droit international) a le vent en poupe depuis quelques années, déclinée le plus souvent dans des ouvrages collectifs fort onéreux.

Les territoires conquis de l’islamisme

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère 
(n° 3/2020)
. Marc Hecker, rédacteur en chef de Politique étrangère, propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Bernard Rougier, Les territoires conquis de l’islamisme (Presses universitaires de France, 2020, 416 pages).

En 2002, Les Territoires perdus de la République – ouvrage dirigé sous pseudonyme par Georges Bensoussan – avait fait grand bruit. Les contributeurs y dénonçaient le recul des valeurs républicaines et la progression de l’antisémitisme dans certains quartiers sensibles. Moins de vingt ans plus tard, ces territoires auraient été conquis par l’islamisme, que Bernard Rougier définit comme « le refus assumé de distinguer l’islam comme religion, l’islam comme culture et l’islam comme idéologie », couplé au « souci de soumettre l’espace social, voire l’espace politique, à un régime spécifique de règles religieuses promues et interprétées par des groupes spécialisés ».

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