Violence et religion en Afrique

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Luc-Yaovi Kouassi propose une analyse de l’ouvrage de Jean-François Bayart, Violence et religion en Afrique (Karthala, 2018, 170 pages).

Dans ses deux derniers ouvrages, Jean-François Bayart met en cause ce qui est en passe de devenir un poncif : les crises les plus violentes en Afrique proviendraient du religieux. Il est vrai que la contestation sociale adopte volontiers une formulation religieuse, et qu’il y a, depuis les années 1980, une recrudescence des fondamentalismes pentecôtistes et salafistes sur le continent. Il serait cependant très réducteur d’appréhender Boko Haram principalement à l’aune du Coran.

La signification économique de l’Anschluss

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, découvrez « l’archive de la semaine ».

* * *

L’article « La signification économique de l’Anschluss » a été écrit par Henry Laufenburger (1897-1965), économiste français et spécialiste des sciences financières et de l’Allemagne, dans le numéro 3/1938 de Politique étrangère.

On a beaucoup insisté sur le côté politique de l’annexion de l’Autriche. Sans doute l’opération était nécessaire pour maintenir ou pour augmenter le prestige national-socialiste à l’intérieur du Reich; sans doute aussi le moment choisi pour réaliser une opération à laquelle tout le monde s’attendait à terme depuis des années a été des plus favorables. Mais l’Anschluss n’aurait pas pu se réaliser avec cette facilité malgré tout étonnante, si au point de vue économique il n’avait pas été à la fois mûr et nécessaire pour le Reich.

Comprendre le « phénomène Salvini »

Le 25 septembre dernier, Paul Sugy, journaliste au Figaro, a interviewé Christophe Bouillaud, auteur de l’article « Des néo-nationalistes au pouvoir à Rome ? », publié dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n° 3/2018). Découvrez ici son interview, dans laquelle il revient sur l’improbable alliance entre le M5S et la Ligue, sur fond d’aspiration populaire au dégagisme eurosceptique.

Dans un article de la revue «Politique étrangère» de l’IFRI, vous écrivez que le seul lien entre la Ligue du Nord et le M5S est qu’ils sont qualifiés de «populistes». Mais ce mot a-t-il encore un sens, en Italie?

Christophe BOUILLAUD – Tout dépend évidemment de ce que l’on met sous cette étiquette, généralement infamante, de « populiste ». En Italie, c’est depuis le début des années 1990 que toutes les forces politiques émergentes sans exception sont qualifiées par celles qui sont déjà en place et par leurs soutiens dans les lieux de savoir et les médias de
« populistes ». Être populiste, c’est avoir du succès électoral quand vous semblez venir de nulle part. Cela a été dit en son temps de la Ligue du Nord d’Umberto Bossi, mais bien sûr aussi de Forza Italia (FI) de Silvio Berlusconi, ou même d’un petit parti de centre-gauche, la Rete, mené à l’assaut de la Démocratie-Chrétienne (DC) par l’ancien maire de Palerme en dissidence avec cette dernière, Leoluca Orlando.

Europe’s Eastern Crisis: The Geopolitics of Asymmetry

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). David Cadier propose une analyse de l’ouvrage de Richard Youngs, Europe’s Eastern Crisis: The Geopolitics of Asymmetry (Cambridge University Press, 2017, 256 pages).

Centrées autour de la promotion des normes et standards européens et incarnées notamment par le programme du Partenariat oriental, les politiques de l’Union européenne (UE) relevaient jusqu’ici avant tout de logiques institutionnelles internes. Richard Youngs montre comment la crise ukrainienne a amené l’UE à amorcer un virage géopolitique caractérisé par une plus grande prise en compte, dans la définition de ses objectifs, des dynamiques de pouvoir externes et par une utilisation plus instrumentale de ses programmes de coopération.

Page 349 of 604

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén