« La guerre, un fait social total

A l’occasion de la journée internationale de la paix, Jacques Munier, chroniqueur chez France Culture, examine dans sa chronique « Le Journal des idées » du 21 septembre dernier, le thème de la paix : il cite à ce titre le dossier « Sorties de guerres » publié dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n° 3/2018) et notamment l’article de Georges-Henri Soutou, « La négociation du traité de Versailles : exactement ce qu’il ne faut pas faire ».

« … La victoire est-elle forcément synonyme de fin de la guerre ? La question est posée dans la dernière livraison de la revue Politique étrangère. Georges-Henri Soutou revient sur la négociation du Traité de Versailles, à la fin de la Première Guerre mondiale. Conformément à la pratique, on a commencé par fixer entre Alliés les grandes orientations pour inviter ensuite les puissances vaincues à négocier les détails. Comme les discussions préliminaires ont duré, il n’y eut pas de négociations avec les Allemands, qui se sont vu imposer un texte perçu comme un Diktat, « ce qui d’emblée le délégitima aux yeux de l’opinion allemande ». On connaît la suite… Si vis pacem para bellum, disaient les Anciens. Mieux vaudrait aujourd’hui renverser la formule : si tu veux la guerre, prépare la paix. ».

Lire la chronique de Jacques Munier en entier sur France Culture.

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« Robots tueurs ». Que seront les soldats de demain ?

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage de Brice Erbland, « Robots tueurs ». Que seront les soldats de demain ? (Armand Colin, 2018, 176 pages).

La question de l’emploi des systèmes d’armes létaux autonomes (SALA) fait débat, et beaucoup d’écrits existent déjà sur le sujet. Brice Erbland – officier de l’armée de Terre, auteur d’un témoignage sur ses engagements comme pilote d’hélicoptère d’attaque (Dans les griffes du Tigre, 2013) – constate cependant que les discussions sont, quasi exclusivement, d’ordre juridique et intègrent peu la dimension morale. Or, en partant du présupposé réaliste que les SALA seront développés et utilisés en opération, il est fondamental d’étudier le cadre éthique de l’emploi de ces systèmes. C’est à cette réflexion que s’attache l’auteur dans ce court essai, en s’appuyant sur son expérience opérationnelle.

The Burning Shores: Inside the Battle for the New Libya

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Jalel Harchaoui propose une analyse de l’ouvrage de Frederic Wehrey, The Burning Shores: Inside the Battle for New Libya (Farrar, Straus & Giroux, 2018, 352 pages).

Remarquable par son accessibilité et sa clarté, le nouvel ouvrage de Frederic Wehrey traite de la Libye depuis 2011. L’Américain ne s’attarde pas sur l’intervention militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) et de ses alliés arabes, qui prit fin en octobre 2011. Allant au-delà de la mort de Mouammar Kadhafi ce mois-là, Wehrey se concentre surtout sur les six années qui ont suivi le départ des forces aériennes de l’Occident. D’une plume vivante et humaine, il esquisse l’itinéraire accidenté, parfois vertigineux, d’un pays nord-africain aux grandes richesses et à la petite population.

Théories de la puissance

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Frédéric Ramel propose une analyse de l’ouvrage de Fabrice Argounès, Théories de la puissance (CNRS Éditions, 2018, 232 pages).

À l’instar de la sécurité, la puissance est l’un des concepts les plus discutés en relations internationales. L’ouvrage de Fabrice Argounès offre ici une série de repères pour l’appréhender dans le contexte actuel. Structuré en quatre parties – les dimensions conceptuelles, les approches théoriques, le statut et les modalités de différenciation dans le système international (petits, moyens, grands, émergents), les nouveaux acteurs et terrains d’expression de la puissance –, il propose une réflexion qui prend les traits d’un décentrement. La puissance n’est pas seulement question de mesure des arsenaux militaires des États. Confier la préface de l’ouvrage à Bertrand Badie constitue d’ailleurs un indice : appréhender la puissance ne peut plus reposer exclusivement sur des références réalistes et occidentales.

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