The Big Stick

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n°3/2017). Le Général Vincent Desportes propose une analyse de l’ouvrage d’Eliot A. Cohen, The Big Stick. The Limits of Soft Power and the Necessity of Military Force (Basic Books, 2017, 304 pages).

Voilà un puissant plaidoyer, à rebours de bien des idées reçues. Il ne surprend pas venant d’Eliot Cohen, penseur reconnu de la guerre et de l’usage de la force. Favorable à l’intervention américaine en Irak en 2003, il n’hésitait pas à affirmer que l’élection de Donald Trump « serait un désastre total pour la politique étrangère américaine ».

Solidement argumentée, la thèse de Cohen demeure simple : même s’il convient d’être prudent sur son usage, la puissance militaire américaine a ­toujours un rôle important dans la politique extérieure et la stabilité du monde dont l’Amérique, qu’elle le veuille ou non, demeure le gardien.

La Revanche de l’Histoire

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n°3/2017). Marc Hecker, chercheur au Centre des études de sécurité de l’Ifri, directeur des publications de l’Ifri et rédacteur en chef de Politique étrangère, propose une analyse de l’ouvrage de Bruno Tertrais, La Revanche de l’Histoire (Odile Jacob, 2017, 144 pages).

Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique, est spécialiste des questions de défense. Il n’est pas historien et ne prétend pas l’être. Son expérience des zones de conflit lui a néanmoins permis de mesurer l’impact de l’histoire dans les soubresauts de la politique internationale. Ainsi La Revanche de l’Histoire ne porte-t-elle pas tant sur l’histoire elle-même que sur l’instrumentalisation politique et stratégique qui peut en être faite. Comme le disait Paul Valéry : « L’histoire justifie ce que l’on veut. »

La spirale du déclassement

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n°3/2017). Norbert Gaillard propose une analyse de l’ouvrage de Louis Chauvel, La spirale du déclassement. Essai sur la société des illusions (Seuil, 2016, 224 pages).

Louis Chauvel, professeur à l’université du Luxembourg, analyse ici le déclin des classes moyennes dans les sociétés industrialisées.

En début de livre, le sociologue s’attache à montrer que la racine du problème tient essentiellement à la « repatrimonialisation » qui touche les États occidentaux depuis 30 ans. Ce phénomène, dû à la stagnation des salaires, à la hausse du chômage et à l’enrichissement des ménages détenteurs de biens immobiliers, a accru les inégalités puis, au fil des années, rigidifié la reproduction sociale. Cette évolution est évidemment traumatique pour les générations nées à partir de 1960. Cependant, elle correspond aux modalités de développement des États émergents dans lesquels le capitalisme familial se nourrit de la mondialisation pour accroître le patrimoine des élites locales.

L’Arctique, un enjeu planétaire

Le 6 octobre dernier, Jacques-Hubert Rodier, éditorialiste diplomatique aux Échos, a publié un article sur l’enjeu planétaire que représente l’Arctique : il cite à ce titre le dossier « Arctique : une exploration stratégique » publié dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n° 3/2017), qui « permet de répondre à nombre d’interrogations sur les enjeux stratégiques d’une région souvent mal connue ».

« Si quelqu’un venait à envahir l’Arctique canadien, ma première mission serait de le secourir », avait dit en 2009 le chef d’état-major de la Défense canadienne. Cette déclaration du général Walter Natynczyk est, huit ans après, toujours d’actualité.

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