La quatrième révolution industrielle

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n°3/2017). Norbert Gaillard propose une analyse de l’ouvrage de Klaus Schwab, La quatrième révolution industrielle (Dunod, 2017, 208 p.).

Klaus Schwab, fondateur et président du Forum économique mondial, analyse ici en profondeur la quatrième révolution industrielle, qui commence à transformer nos sociétés. La thèse de l’auteur est que les multiples innovations apparues depuis le début du siècle sont constitutives d’une nouvelle révolution industrielle. Il avance trois arguments pour étayer son point de vue : la rapidité du phénomène, son ampleur et son impact.

« Élections allemandes : le jour d’après » : 3 questions à Hans Stark

Auteur de l’article « Élections allemandes : le jour d’après » paru dans le numéro d’automne de Politique étrangère (3/2017), Hans Stark, secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l’Ifri, répond à 3 questions en exclusivité pour politique-etrangere.com à quelques jours du scrutin allemand du 24 septembre.

1) La réélection d’Angela Merkel ne fait guère de doutes.
Comment expliquer la longévité de la chancelière allemande ?

La longévité politique d’Angela Merkel s’explique par de nombreux facteurs. La situation économique est jugée globalement bonne par les électeurs malgré une précarité persistante qui touche près d’un Allemand sur cinq. Merkel domine largement son propre parti dont elle assure la présidence depuis 2002 et a su écarter tous ses rivaux potentiels après son arrivée à la chancellerie. Par ailleurs, dans le passé, presque tous les chanceliers de la République fédérale ont profité d’une image favorable, ce que les Allemands appellent un « bonus de gouvernement », d’où la longévité d’Adenauer et de Kohl, voire de Schmidt et de Schröder. Aussi Merkel a-t-elle bénéficié d’un large soutien auprès des Allemands depuis 2005, à l’exception des années 2015 et 2016, pendant la crise migratoire qui a semblé lui échapper.

How Statesmen Think: The Psychology of International Politics

Cette recension a été publiée dans le numéro d’automne de Politique étrangère (n°3/2017). Jérôme Marchand propose une analyse de l’ouvrage de Robert Jervis, How Statesmen Think: The Psychology of International Politics (Princeton University Press, 2017, 304 pages).

Robert Jervis, auteur du magistral Perception and Misperception in International Politics (Princeton University Press, 1976), nous ­propose un recueil de textes publiés entre 1982 et 2010 dans des revues scientifiques ou des ouvrages collectifs. Certaines contributions ont été actuali­sées. C’est le cas notamment de celle traitant de la théorie des ­dominos (chapitre 11), qui s’est délestée de passages consacrés aux postures USA-URSS du temps de la guerre froide. L’auteur n’a pas pour autant procédé à un grand travail de réécriture, ce dont on lui saura gré.

La chasse aux idées reçues

Le blog Reflets du Temps, qui consacre une large place aux questions internationales, a publié mercredi 13 septembre un article mettant à l’honneur le numéro d’été (n° 2/2017) de Politique étrangère : « ASEAN : 50 ans d’une expérience singulière ».

 

Inattendu, peut-être, ce regard sur la revue de PE de l’IFRI, cet été, mais bien réel. Que d’idées reçues, en effet, toutes faites et boulonnées, dans nos représentations, et en géopolitique, pas moins qu’ailleurs ! Le propre des chercheurs étant de les désigner et de tenter de les redresser. Dans ce numéro, la pêche est particulièrement bonne pour les lieux où stagnent les idées reçues, et réjouissants, leur déboulonnage et, sans doute, la saine déstabilisation qui suit, seule capable de faire avancer notre regard sur le monde, première mission que se donne l’IFRI.

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