Caretaking Democratization

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2017). Thierry Mathou, ambassadeur de France aux Philippines et ancien ambassadeur en Birmanie, propose une analyse de l’ouvrage de Renaud Egreteau, Caretaking Democratization: The Military and Political Change in Myanmar (Hurst & Co., 2016, 200 pages).

Caretaking democratization

Spécialiste de la Birmanie, Renaud Egreteau décrypte le « printemps birman » (2010-2015), séquence unique dans l’histoire des régimes en transition. Mus par de multiples ressorts, dont des facteurs propres à la structure prétorienne du régime birman, la dissolution de la junte (mars 2011) et son remplacement par un système hybride incarné par le gouvernement semi-civil du président Thein Sein étaient planifiés par les militaires qui ont esquissé, dans une feuille de route élaborée dès 2003, un « pacte de transition » avec la Ligue nationale pour la démocratie d’Aung San Suu Kyi et des représentants des groupes ethniques et de la société civile, dans le cadre d’un processus dont ils sont restés les gardiens grâce à une constitution taillée sur mesure.

Transition énergétique. Une chance pour l’Europe

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2017). Carole Mathieu, chercheur au Centre Énergie de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Claude Turmes, Transition énergétique. Une chance pour l’Europe (Les Petits Matins, 2017, 480 pages).

Transition énergétique

De prime abord, la politique énergétique européenne est un empilement de directives, règlements et autres lignes directrices. Bien qu’inscrite au cœur du projet européen depuis les premiers traités, elle reste sans ambition claire car il lui faut sans cesse composer avec une contrainte de taille : respecter la souveraineté des États membres en matière de définition de leurs bouquets énergétiques.

Violences de guerre, violences de masse

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2017). Yaël Hirsch propose une analyse de l’ouvrage dirigé par Jean Guilaine et Jacques Sémelin, Violences de guerre, violences de masse. Une approche historique (La Découverte/Inrap, 2016, 400 pages).

Violences de guerre

Cet ouvrage regroupe 22 communications au colloque international « Archéologie de la violence. Violence de guerre, violence de masse » organisé par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et le musée du Louvre-Lens en 2014, et éclaire les enjeux d’un renouvellement de la discipline archéologique. En fouillant vestiges et ossements, en reconstituant des scènes de mort, elle « dénonce les maquillages, les outrances et les perversions » de l’histoire contemporaine.

Les crises d’Orient (1768-1914)

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2017). Thomas Richard propose une analyse de l’ouvrage d’Henry Laurens, Les crises d’Orient (1768-1914) (Fayard, 2017, 384 pages).

Les crises d'Orient

Ayant achevé sa grande histoire de La Question de Palestine, Henry Laurens a choisi de se pencher sur un autre thème qui a inauguré sa nouvelle série de cours au Collège de France, celui de la montée progressive des tensions qui ont entraîné le Moyen-Orient, au sens large, dans la guerre en 1914, dont ce volume constitue à la fois un résumé et une extension de la première partie, plus concis mais couvrant une période plus longue que les cours du Collège.

En effet, pour entrer dans ce que le XIXe siècle va progressivement nommer la « question d’Orient » jusqu’à son dénouement tragique, il est nécessaire de remonter aux suites immédiates d’un temps qui semble lointain, celui de la guerre de 1768, qui signe le premier grand recul de l’Empire ottoman face à la Russie, avec le début de la mainmise de cette dernière sur la mer Noire.

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