Poised for Partnership: Deepening India-Japan Relations in the Asian Century

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2017). Isabelle Saint-Mézard propose une analyse de l’ouvrage de Rohan Mukherjee et Anthony Yazaki, Poised for Partnership: Deepening India-Japan Relations in the Asian Century (Oxford University Press, 2016, 304 pages).

Poised for Partnership

Jusqu’à ce jour, le rapprochement indo-japonais a intéressé le monde des think tanks et des médias, mais guère celui de l’université. L’intérêt de cet ouvrage d’une dizaine de contributions d’auteurs indiens et japonais est de présenter une analyse approfondie des liens qui se nouent actuellement entre les deux États. À ce titre, un thème récurrent le parcourt : rattraper le temps perdu et les occasions de coopération manquées. La plupart des chapitres rappellent que les liens bilatéraux, très cordiaux durant les années 1950, se sont distendus pendant la guerre froide et sont restés entravés jusqu’aux années 1990 en raison du désaccord sur le programme nucléaire militaire indien. Le rapprochement entre les deux États n’a commencé qu’en 2000, lors de la visite à New Delhi du Premier ministre Mori, mais la relation bilatérale demeure aujourd’hui en deçà de son potentiel.

Où va le monde ?

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2017). Dominique David, rédacteur en chef de Politique étrangère, propose une analyse de l’ouvrage de Pascal Lamy et Nicole Gnesotto, Où va le monde ? Le marché ou la force ? (Odile Jacob, 2017, 240 pages).

Où va le monde _

Dialogue structuré, ce livre fait entendre, et se mêler, deux voix qui auraient pu, a priori, paraître divergentes. L’une, suspecte de privilégier le développement, l’organisation du monde et l’accouchement de la paix par l’échange et l’ouverture, bref le « doux commerce » ; l’autre, plus proche du réalisme des « sécuri­taires », soucieuse de ne pas gommer les hiérarchies de puissances politiques et étatiques. Pascal Lamy et Nicole Gnesotto montrent que le chant à deux voix permet à la fois l’affirmation et le dialogue.

Simone Veil (1927-2017)

Simone Veil, qui vient de décéder, a été membre du Conseil d’administration de l’Ifri pendant de nombreuses années.

Nous nous souvenons de son attention bienveillante et de son soutien constant. Elle avait par ailleurs rédigé un article pour Politique étrangère (n° 2/1988) au sujet de son rapport à Israël. Nous reproduisons ce texte ci-dessous.

Simone Veil

Il y a quarante ans, mon rapport avec Israël était avant tout d’ordre affectif. À Auschwitz, j’avais découvert ce que signifiait le sionisme pour une diaspora toute tendue vers la recherche de la terre promise. Pour les juifs déportés de Pologne, pour certains de ceux venus de Tchécoslovaquie, l’idée de rester en Pologne ne les effleurait pas ; seul les habitait, si jamais ils échappaient à l’extermination, l’espoir de se rendre en Palestine. Pour nous, juifs français, la question ne se posait pas. La France nous attendait, notre vie reprendrait chez nous, pas comme avant, mais presque.

L’art de la guerre à l’âge des réseaux

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n°2/2017). Rémy Hémez, chercheur au Laboratoire de recherche sur la défense (LDR) de l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Joseph Henrotin, L’art de la guerre à l’âge des réseaux (ISTE Éditions, 2017, 224 pages).

L'art de la guerre à l'âge des réseaux

Joseph Henrotin est chargé de recherches au Centre d’analyse et de prévision des risques internationaux (CAPRI) et à l’Institut de stratégie et des conflits (ISC), et rédacteur en chef du magazine Défense et Sécurité internationale (DSI). Auteur de plusieurs ouvrages remarqués – dont Techno-guérilla et guerre hybride. Le pire des deux mondes (2014) –, il nous livre dans ce dernier opus une synthèse très utile de ses nombreux travaux sur la technologie militaire et la guerre hybride, tout en les insérant dans une nouvelle perspective.

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