
Et pour célébrer cette nouvelle année, Politique étrangère prolonge l’offre promotionnelle jusqu’au 31 janvier : c’est le moment de prendre de bonnes résolutions et de se mettre sérieusement à la géopolitique ! Cliquez ici pour vous abonner !


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Pour terminer cette sélection d’articles qui ont marqué les 80 ans de la revue, nous vous proposons de lire un dernier texte phare, écrit par Sari Nusseibeh : « Palestine : l’histoire avance plus vite que les idées », publié dans le numéro d’automne 2013 (n°3/2013).

« Près d’un demi-siècle après l’annexion de Jérusalem-Est par Israël et 20 ans après la signature des accords d’Oslo, l’Union européenne (UE) commence à réaliser que l’absorption de cette partie du territoire occupé par Israël rend impossible une solution classique à deux États. La création d’un État palestinien le long des frontières de 1967 ayant pour capitale Jérusalem-Est ne paraît en effet plus réalisable. Les responsables européens ont brusquement pris la mesure de la multiplication des atteintes commises par Israël à l’encontre de la population arabe dans cette partie de la ville et ont estimé qu’il était urgent d’agir. Ainsi Jérusalem-Est commence-t-elle à figurer dans les rapports officiels de l’UE et dans le plan de soutien financier de l’UE au prétendu processus de création d’un État palestinien.
Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n°4/2016). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage de Gilles Haberay et Hugues Perot, L’art de conduire une bataille (Pierre de Taillac Editions, 2016, 238 pages).

Gilles Haberay et Hugues Perot, tous deux saint-cyriens, officiers de l’armée de Terre et fantassins, s’évertuent à transmettre leur passion de la tactique. Trop souvent, cette dernière est vue comme un objet d’étude secondaire, réservé aux seuls praticiens ou aux spécialistes d’histoire militaire. Il s’agit pourtant d’un art complexe qui mérite d’être analysé, car « si la bataille est, par essence, le moment du choc physique de deux armées, elle est aussi le résultat de l’affrontement de deux systèmes de planification, de conduite et de commandement, en vue d’atteindre un objectif tactique ». La tactique décide bien souvent du sort des batailles. Aussi une connaissance minimale de ses ressorts est-elle indispensable à tous ceux qui s’intéressent aux conflits. Cet ouvrage offre une excellente introduction aux problématiques tactiques à la lumière de l’histoire. Il ne nécessite pas de connaissances préalables pour que l’on puisse l’apprécier et en tirer des fruits.
Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n°4/2016). Sébastien Abis propose une analyse de l’ouvrage de Vandana Shiva, Who Really Feeds the World? (Zed Books, 2016, 176 pages).

Si la perspective de 10 milliards d’habitants dans le monde se précise pour l’horizon 2050, il semble difficile de contourner la nécessaire augmentation de la production agricole, estimée à 60 % du niveau actuel par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Est-il préférable d’améliorer les rendements sur les terres agricoles déjà cultivées et présentant de bonnes conditions pédoclimatiques, à l’instar de l’Europe, ou convient-il d’étendre les espaces dédiés à l’agriculture dans le monde, en exploitant les terres arables qui restent disponibles et se situent majoritairement en Amérique latine et en Afrique subsaharienne ?
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