Éthique des relations internationales

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (3/2014). David Cumin propose une analyse de l’ouvrage publié sous la direction de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer et Ryoa Chung, Éthique des relations internationales. Problématiques pour la paix (PUF, 2013, 474 pages).

Voilà un ouvrage bienvenu par sa qualité scientifique, son originalité matérielle et son utilité pédagogique. La personne humaine est douée de conscience, celle du bien et du mal, avec les dilemmes qu’elle pose. On retrouve ceux-ci – ou la simple interrogation : qu’est-ce que le bien et le mal ? qui les définit et selon quels critères ? – dans la vie des collectivités comme dans leurs rapports internationaux, qu’il s’agisse des décideurs ou des agents. La réflexion sur l’éthique dans les relations internationales s’est développée au croisement de la philosophie et de la politologie. Elle est surtout le fait d’universitaires anglo-saxons, comme le confirment les riches bibliographies terminant chacune des contributions de cet ouvrage. Le grand intérêt de cette œuvre pluridisciplinaire est ainsi de présenter la recherche britannique ou nord-américaine actuelle en la matière, et de contribuer à l’émergence en France ou dans le monde francophone d’une problématique éthique des relations internationales.

Palestine : l’indépendance est-elle possible ?

Alors que les parlementaires français s’apprêtent à débattre de l’indépendance de la Palestine, l’Ifri vous propose de relire deux articles parus récemment dans la revue Politique étrangère.

Le premier est l’œuvre du grand intellectuel palestinien Sari Nusseibeh. Son titre, « Palestine : l’histoire avance plus vite que les idées », reflète la thèse de l’auteur : l’indépendance de la Palestine est une idée du passé. La colonisation israélienne aurait tellement progressé depuis vingt ans que la Palestine ne pourrait plus être séparée d’Israël.

Dans le second article, Shaul Arieli – qui a notamment commandé une brigade dans la bande de Gaza avant de devenir conseiller d’Yitzhak Rabin – estime à l’inverse que la solution à deux États reste physiquement possible mais que le climat politique actuel n’y est pas propice.

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  • Puissances émergentes et internet : vers une « troisième voie » ? - J. Nocetti (25%, 46 Votes)
  • Les groupes d’autodéfense civile au Mexique - T. Marijn (47%, 88 Votes)
  • Les cyberarmes : dilemmes et futurs possibles - L. Kello (28%, 53 Votes)

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Le maintien de la paix en Afrique

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (3/2014). Yves Gounin propose une analyse de l’ouvrage publié sous la direction de Thierry Tardy et Marco Wyss, Peacekeeping in Africa. The Evolving Security Architecture (Routledge, 2014, 272 pages).

Longtemps le maintien de la paix fut le monopole des casques bleus de l’Organisation des Nations unies (ONU), dûment mandatés pour surveiller un cessez-le-feu ou mettre en œuvre un accord de paix. Aujourd’hui, les missions se sont enrichies et les acteurs multipliés : l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE), les organisations sous-régionales – Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) –, les États africains ou extra-africains, etc. Spécialistes des questions de sécurité, Thierry Tardy et Marco Wyss le montrent, en présentant l’Afrique comme un « laboratoire du maintien de la paix ».

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