Le nouveau Moyen-Orient. Les peuples à l’heure de la Révolution syrienne

Cette recension est issue de Politique étrangère 2/2013. Denis Bauchard propose une analyse de l’ouvrage de Jean-Pierre Filiu, Le nouveau Moyen-Orient. Les peuples à l’heure de la Révolution syrienne (Fayard, 2013, 408 pages).

00-Filiu-9782213671673-X_0Avec ce livre consacré au « nouveau Moyen-Orient » en gestation, Jean-Pierre Filiu met l’accent sur la Syrie, « cœur battant de l’arabité », et sur un processus révolutionnaire encore loin de l’aboutissement. Il revisite et actualise son ouvrage paru dès 2011 sur la révolution arabe, et les dix propositions d’interprétation qu’il y exposait.
Il montre comment la Syrie de Bachar el-Assad est le produit d’une longue évolution, marquée par une politique d’influence de la France qui n’a pas toujours été pertinente.

Revolt in Syria. Eye-Witness to the Uprising

Cette recension est issue de Politique étrangère 2/2013. Joseph Bahout propose une analyse de l’ouvrage de Stephen Starr, Revolt in Syria. Eye-Witness to the Uprising (Londres, Hurst, 2012, 224 pages).

00-StarrL’ouvrage de Stephen Starr oscille entre récit et analyse sur le vif. Son titre même semble hésiter entre « révolte » et « soulèvement », comme si le terme de « révolution » était par trop fort pour que l’auteur puisse définitivement classer ce qui, en Syrie, aura finalement tourné à une boucherie de plus en plus sanglante, de plus en plus insoutenable. Car c’est autour d’avril de cette même année 2012 que l’auteur clôt son manuscrit.

The Arab Uprising. The Unfinished Revolutions of The New Middle East

Cette recension est issue de Politique étrangère 2/2013. Denis Bauchard propose une analyse de l’ouvrage de Marc Lynch, The Arab Uprising. The Unfinished Revolutions of The New Middle East (New York, NY, Public Affairs, 2012, 288 pages).

00-Lynch-9781610392358Cette publication mérite d’autant plus d’être remarquée que les spécialistes américains ont été peu prolixes sur le sujet du « soulèvement arabe ».
L’auteur rappelle que les vagues de contestation qui se sont développées à partir du début de l’année 2011 n’étaient pas sans précédents, faisant allusion aux turbulences qui se sont produites dans le monde arabe d’abord dans la décennie 1954-1963, puis à partir des années 1980, de même que dans la première décennie de ce millénaire.

Le secteur minier est-il porteur de développement en Afrique ?

À lire ci-dessous, l’article de Louis Maréchal : « Le secteur minier est-il porteur de développement en Afrique ? », paru dans Politique étrangère 2/2013.
Télécharger l’article complet en PDF.

Résumé – Depuis une quinzaine d’années, les investissements étrangers dans le secteur minier africain ont considérablement augmenté. Cela a modifié le paysage minier mais a, par contrecoup, forcé à repenser le lien entre développement et extraction minière. De nouvelles politiques qui tentent d’accroître la contribution du secteur au développement des pays producteurs sont en cours de mise en œuvre.

00-PE-2-2013-CVsmallL’Afrique représente environ 30 % des réserves mondiales de matières premières minérales non énergétiques (bauxite, cuivre, cobalt, chromite, etc.) et produit près de 60 minerais et métaux [1]. Les statistiques de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) indiquent qu’en 2010, 24 des 54 pays du continent exportaient des produits miniers [2]. Toutefois, l’Afrique reste un continent encore sous-exploré : il absorbe, depuis 2000, entre 13 % et 18 % des budgets mondiaux d’exploration, à un niveau équivalent ou inférieur à l’Australie, au Canada et à l’Amérique du Sud dont les superficies respectives couvrent 8, 10 et 18 millions de kilomètres carrés, contre plus de 30 pour l’Afrique [3].

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