Géopolitique de l’économie parallèle

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (4/2012). Alain Antil propose une analyse de l’ouvrage de Michel Koutouzis et Pascale Perez, Crimes, trafics et réseaux : géopolitique de l’économie parallèle (Paris, Ellipses, 2012, 320 pages).

Michel Kouzoutis et Pascale Perez, spécialistes reconnus des trafics et de la délinquance, signent un ouvrage passionnant sur les évolutions contemporaines du crime transnational. Ils ne sont pas les premiers à l’affirmer mais démontrent de manière extrêmement détaillée et convaincante la convergence de plus en plus claire entre les économies formelle et parallèle. Une convergence qui opère selon plusieurs modalités.

Creating the National Security State

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (4/2012). Jérôme Marchand propose une analyse de l’ouvrage de Douglas T. Stuart, Creating the National Security State: A History of the Law that Transformed America (Princeton, NJ, Princeton University Press, 2012, 358 pages).

Creating the National Security State examine les tâtonnements, les délibérations et les affrontements qui ont présidé à l’adoption du National Security Act de 1947, document fondateur qui a donné aux États-Unis un dispositif institutionnel voué à la gestion proactive des problèmes de défense. Prenant le contre-pied des auteurs qui envisagent la gestation de ce système en termes binaires, sous forme d’un affrontement entre étatistes et libéraux, Douglas T. Stuart défend l’idée selon laquelle l’attaque surprise de Pearl Harbor a dévalorisé les schémas relationnels et les cadres de pensée dominants, puis incité les élites de Washington à redéfinir de fond en comble les articulations liant le pouvoir exécutif, les autorités militaires, la communauté scientifique et la technostructure industrielle.

Proxy Warfare in International Politics

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (4/2012). Olivier Schmitt propose une analyse de l’ouvrage de Geraint Hughes, My Enemy’s Enemy: Proxy Warfare in International Politics (Eastbourne, Sussex Academic Press, 2012, 250 pages).

Quelles sont les conséquences de l’instrumentalisation par les États de clients locaux pour avancer leurs intérêts à l’étranger ? Geraint Hughes se penche sur l’un des plus vieux phénomènes de l’histoire de la guerre : le soutien apporté par certains États à des groupes armés conduisant une insurrection ou des actions de guérilla dans un autre pays, comme complément ou substitut à un engagement direct de leurs propres troupes. De nombreux exemples de ce mode d’action peuvent être avancés : depuis le soutien britannique aux Hollandais contre les Espagnols au XVIe siècle jusqu’aux grandes heures de la guerre froide, la pratique est courante. L’Iran est aujourd’hui régulièrement accusé d’instrumentaliser le Hezbollah et le soutien russe aux mouvements « indépendantistes » d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud n’est pas un secret.

[Presse] PE 4/2012 dans Les Echos

logo_lesechosRichard Hiault, grand reporter aux Échos, cite le dossier de Politique étrangère n° 4/2012 sur le « Commerce international au XXIe siècle », dans son analyse des « Travers  des accords commerciaux bilatéraux”. À lire ci-dessous.

Les travers des accords
commerciaux bilatéraux

S’ils ont le mérite de pallier les blocages du multilatéralisme, les accords bilatéraux engendrent aussi une multiplication des règles et des normes, qui risque d’entraver le commerce mondial.

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