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Guerres d’influence

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps 2022 de Politique étrangère (n° 1/2022). Marc Hecker, rédacteur en chef de la revue, propose une analyse de l’ouvrage de Frédéric Charillon, Guerres d’influence. Les États à la conquête des esprits (Odile Jacob, 2022, 352 pages).

Frédéric Charillon, professeur des universités en science politique et ancien directeur de l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire, se penche dans ce nouvel ouvrage sur les méthodes déployées par certains États pour développer leur influence sur la scène internationale. Il commence par un cadrage théorique utile, proposant comme base de travail une définition simple : « L’influence consiste pour un acteur A à faire faire par un acteur B ce qu’il n’aurait pas fait autrement, et ce, sans recourir à la contrainte ». Il distingue ce concept d’autres notions comme la propagande, le lobbying ou encore le soft power : « tandis que le soft power est un processus positif de séduction, de conviction, l’influence peut avoir recours à la rémunération ». Autrement dit, la seconde inclut le premier mais ne s’y résume pas.

PE n° 4/2021 en librairie !

Le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 4/2021) vient de sortir ! Ce numéro spécial aborde la question : « Politique étrangère : la France à un tournant ? ». Trois dossiers – la stratégie française à horizon 2030, l’Europe et les sorties de crises, le Sahel – permettent d’y apporter des réponses. Enfin, deux autres articles viennent éclairer l’actualité : l’Afghanistan et les talibans, la tentation autocratique de la Pologne

Face à un monde dont les fondamentaux se redéfinissent, la politique étrangère de la France est elle-même en question. Dans quelles géographies faut-il affirmer sa présence ? À quels défis majeurs faut-il répondre pour survivre dans le monde de demain ? Quel rapport à ce monde redessiner quand se ferment, sur le naufrage afghan, trente années d’interventions extérieures occidentales ?

L’option européenne est une priorité pour tout raisonnement de politique étrangère français. Mais pour quelle Europe ? La crise du Covid nous lègue-t-elle une Union « fédéralisée », ou confirme-t-elle la résilience des égoïsmes nationaux ? L’Union européenne est-elle décidée à se donner les moyens – en particulier budgétaires – de réussir sa transition numérique et environnementale ? Et décidera-t-elle de s’affirmer enfin au service de sa propre sécurité ?

« Vers un retour de l’autoritarisme en Afrique ? » : 3 questions à Victor Magnani

Auteur de l’article « Vers un retour de l’autoritarisme en Afrique ? », co-écrit avec Thierry Vircoulon et paru dans le numéro d’été de Politique étrangère (2/2019), Victor Magnani, chercheur au Centre Afrique subsaharienne de l’Ifri, répond à 3 questions en exclusivité pour politique-etrangere.com.

Comment se porte la démocratie en Afrique en 2019 ?

Il y a évidemment une variété de trajectoires nationales qui limite la pertinence de toute entreprise de généralisation. Toutefois, on peut affirmer que depuis une dizaine d’années, la démocratie ne semble plus progresser sur le continent. Bon nombre d’élections restent très éloignées des standards démocratiques à l’image des celles organisées récemment en République démocratique du Congo (RDC). De plus, la démocratie ne se résume pas à l’organisation régulière d’élections, elle repose également sur la neutralité et l’indépendance des institutions (justice, police, commission électorale…), ainsi qu’à la situation du marché politique (ouverture de la compétition politique, respect des libertés publiques et des principes constitutionnels…).

Afrique : le tango démocratique

Le 11 juin, L’Express a consacré un article signé Vincent Hugeux au dossier « La démocratie en Afrique : tours et détours », publié dans le numéro d’été 2019 de Politique étrangère (n° 2/2019). Il cite en particulier l’article de Victor Magnani et Thierry Vircoulon, « Vers un retour de l’autoritarisme en Afrique ? ».

« Simulacres électoraux, restaurations autoritaires, asservissement des institutions : seule l’exigence citoyenne peut affranchir le continent de ces archaïsmes régressifs.

Un panel de haut-vol pour une question tout à la fois rituelle et brûlante :
« Où en est la démocratie en Afrique ? » Tel était l’intitulé de la conférence-débat organisée le 7 juin à Paris par l’Institut français des relations internationales (Ifri), qui souffle cette année ses quarante bougies.

A la tribune, le Sud-Africain Greg Mills, directeur de la Brenthurst Foundation, l’ancien président du Nigeria Olusegun Obasanjo, l’ex-ministre des Finances du Zimbabwe Tendai Biti et Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Ifri et africaniste aguerri. On doit aux trois premiers nommés l’essentiel d’un essai paru récemment, en VF, sous le titre un rien volontariste de Oui, la démocratie marche.

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