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The Puzzle of Non-Western Democracy

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n°4/2016). Pierre Baudry propose une analyse de l’ouvrage de Richard Youngs, The Puzzle of Non-Western Democracy  (Carnegie Endowment for International Peace, 2015, 240 pages).

Puzzle of Non-Western Democracy

La démocratie libérale telle que la conçoit l’Occident est-elle la seule forme viable de démocratie ? N’est-elle pas victime d’un individualisme qui en détruit le principe ? Ne doit-on pas admettre, au nom du respect des identités culturelles, qu’il existe des modèles alternatifs et « illibéraux » à la vision occidentale de la démocratie ? Ces questions qui sous-tendent la politique d’un Poutine, d’un Orban, et toute une partie du discours politique de la Chine ou de l’Iran sont au cœur de cet ouvrage. Les critiques de la démocratie libérale ne sont pas nouvelles : le xxe siècle a connu des critiques du libéralisme au nom des idéologies nationale-socialiste ou prolétarienne. Mais le livre de Youngs se distingue en ce qu’il propose une approche globale de la critique du modèle occidental, associant analyse géopolitique et réflexion théorique : « Bien souvent, les appels à une conception non occidentale de la démocratie renvoient au défi d’un renouvellement (reimagining) de la démocratie en général. »

L’économie israélienne, du dirigisme au libéralisme – 3 questions à Jacques Bendelac

Jacques Bendelac, directeur de recherche à l’Institut israélien de sécurité sociale, a publié un article intitulé « L’économie israélienne dans tous ses états » dans le no 1/2013 de Politique étrangère. Il répond à trois questions, en exclusivité pour politique-etrangere.com.

L’environnement géopolitique d’Israël est très instable. Pourtant, l’économie israélienne est florissante. Comment expliquer ce paradoxe ?

Couv PE 1-2013 HD petit formatLa géopolitique régionale n’a que très peu d’influence sur l’économie israélienne.
Entouré d’ennemis et isolé dans un environnement hostile depuis 65 ans, Israël a très tôt renoncé à entretenir des relations régionales pour se tourner vers les autres continents : le commerce régional ne remplit donc qu’une place marginale dans l’économie d’Israël. C’est ainsi qu’en 2012, l’Europe absorbait 31 % des exportations israéliennes, les États-Unis 24 % et l’Asie 21 %.
Parmi ses voisins immédiats, Israël entretient un commerce marginal avec l’Égypte (qui est même devenu négligeable depuis la rupture des approvisionnements de gaz à partir de 2011) et avec la Jordanie ; quant à l’union douanière qui existe entre Israël et les Territoires palestiniens, elle profite essentiellement aux produits israéliens alors que les autorités israéliennes freinent la libre circulation des marchandises palestiniennes. En revanche, la Turquie était toujours le sixième partenaire commercial d’Israël en 2012, malgré un refroidissement des relations politiques entre les deux gouvernements.

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