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Boko Haram: the History of an African Jihadist Movement

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2018). Marc-Antoine Pérouse de Montclos propose une analyse de l’ouvrage de Alexander Thurston , Boko Haram: the History of an African Jihadist Movement (Princeton University Press, 2017, 352 pages).

Voici enfin une histoire de Boko Haram qui permet de comprendre en finesse une des insurrections djihadistes les plus énigmatiques d’Afrique. L’approche chronologique, en particulier, s’avère fort utile pour décrypter la complexité d’un mouvement qui, à partir de 2003, a connu plusieurs phases de profondes transformations, de la secte jusqu’au groupe terroriste, avec une faction affiliée à l’organisation État islamique depuis 2015. Arabophone, l’auteur a prêté beaucoup d’attention aux vidéos de propagande des insurgés, et il argue que l’on ne peut analyser Boko Haram en faisant abstraction de sa dimension religieuse, quoi qu’il en soit par ailleurs des facteurs politiques, sociaux et économiques pouvant, aussi, expliquer sa résilience face à une coalition antiterroriste qui réunit les quatre pays du pourtour du lac Tchad.

Boko Haram et le Nigeria

Cette recension d’ouvrages est issue de Politique étrangère (3/2015). Timothy Boswell propose une analyse croisée de deux ouvrages : celui de Virginia Comolli, Boko Haram. Nigeria’s Islamist Insurgency (Londres, Hurst Publishers, 2015, 208 pages) et celui de Mike Smith, Boko Haram. Inside Nigeria’s Unholy War (Londres, I.B. Tauris, 2015, 320 pages).

BHBook_SmithSi Al-Qaïda et l’État islamique ont concentré la plupart des analyses sur le phénomène djihadiste, la littérature sur Boko Haram est bien moins abondante. Le groupe qui s’est rendu célèbre par l’enlèvement des lycéennes de Chibok il y a plus d’un an est pourtant responsable de nombreuses exactions, qui ont coûté la vie à plus de 7 000 personnes de la mi-2014 à la mi-2015. Deux livres, de Mike Smith, ancien chef du bureau de l’AFP pour l’Afrique de l’Ouest, et de Virginia Comolli, chercheur à l’Institut international d’études stratégiques (IISS) à Londres, tentent de faire la lumière sur cette organisation que l’on qualifie parfois de « secte ».

Éditorial PE 3/2013 – Les guerres de demain

Éditorial de Politique étrangère 3/2013.

000-cv1_PE-3-2013Oubliée, omniprésente : la guerre. Oubliée, ou presque, chez nous. Au nom d’une période de paix inédite dans l’histoire des hommes, depuis le second conflit mondial. Du fait d’un déséquilibre des forces, et d’une supériorité industrielle et technique qui semblent renvoyer nos adversaires potentiels à leur impuissance. Le tout produisant une sorte de désarmement psychologique, qui s’achève avec la professionnalisation des armées des pays développés et transfère la problématique de sécurité du niveau collectif national à celui du groupe, de la communauté ou du corps individuel.
La guerre résiste, pourtant.

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