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Security and Defense Cooperation in the EU

Cette recension a été publiée dans le numéro d’été de Politique étrangère (n° 2/2018). Michel Drain propose une analyse de l’ouvrage de Christian Deubner, Security and Defense Cooperation in the EU: A Matter of Utility and Choice (Nomos Verlagsgesellschaft, 2018, 272 pages).

Christian Deubner, membre d’un groupe de réflexion commun au Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l’Ifri et à la Fondation Genshagen, publie un bilan critique des politiques de sécurité et de défense de l’Union européenne (UE) jusqu’en 2017.

Il s’en tient aux orientations fixées en décembre 2016 par l’UE pour mettre en œuvre la « stratégie globale » de juin 2016, sans examiner les mesures adoptées depuis lors. Il parvient néanmoins à définir certains des obstacles fondamentaux qui ont, jusqu’à présent, empêché l’émergence d’une Europe plus autonome dans la gestion de sa propre sécurité.

La Turquie entre la recherche de l’équilibre et l’isolement

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, découvrez « l’archive de la semaine ».

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L’article « La Turquie entre la recherche de l’équilibre et l’isolement » a été écrit par le politiste franco-turc Semih Vaner et publié dans le numéro 1/1982 de Politique étrangère.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la politique extérieure de la Turquie a connu deux périodes relativement distinctes : la première lorsque Ankara s’engagea totalement dans le camp occidental — nécessité oblige, disaient les diplomates et les dirigeants de l’époque ; la seconde commence après le coup d’État militaire de 1960, et, plus précisément, à partir des années 1964-1965, lorsque la diplomatie turque s’efforça de suivre une politique plus équilibrée : rapprochement avec le camp socialiste, normalisation des relations avec le monde arabe, voire à certains moments, une plus grande sensibilité aux thèses du Tiers-Monde dont la Turquie pourrait être considérée, pourtant, à maints égards, comme partie intégrante. Cette recherche de l’équilibre n’a pas suffi, toutefois, à faire sortir complètement le pays de l’isolement ressenti surtout au moment des rebondissements de la crise chypriote : le premier, en 1964, qui est, pour une grande part, à l’origine de cette nouvelle politique, et surtout, le second, plus dramatique, en 1974, où l’intervention au nord de l’île et le peu de soutien qu’elle a trouvé dans le monde a été plus le symptôme de la solitude éprouvée par la Turquie que véritablement la cause.

L’évolution de la doctrine stratégique aux États-Unis

Créée en 1936, Politique étrangère est la plus ancienne revue française dans le domaine des relations internationales. Chaque vendredi, découvrez « l’archive de la semaine ».

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L’article « L’évolution de la doctrine stratégique aux États-Unis » est la traduction d’un exposé improvisé prononcé devant les membres du Groupe d’études stratégiques du C.E.P.E par Henry Kissinger en 1962, et publié dans le numéro 2/1962 de Politique étrangère.

Depuis que je suis à Paris, après cinq semaines passées en Orient, j’ai eu de nombreuses conversations avec des amis français et je dois avouer que je suis frappé par l’étendue du désaccord et de l’incompréhension qui se sont développés entre nos deux pays. Je ne prétends pas fixer les responsabilités de cet état de choses. Je crois cependant qu’étant donné le temps que nous vivons, on ne peut concevoir d’avenir pour l’Occident sans la plus étroite collaboration entre les États-Unis et la France. Je ne puis concevoir que l’un ou l’autre de nos deux pays puisse se développer sans l’autre. Je crois que ni l’un ni l’autre de nos deux pays ne pourra éviter la destruction, si l’autre est détruit Je pense que les dangers auxquels nous aurons à faire face ne seront pas seulement le fait de l’Union soviétique ou de la Chine communiste. Je crois qu’au cours des dix ou quinze années qui sont devant nous, toutes les nations occidentales devront tenir compte d’une menace très sérieuse de la part de nouvelles nations, menace qui doit être étudiée avec le plus grand sérieux. Dans ces conditions, nous ne disposons pas de tant de ressources que nous puissions nous permettre de mener entre nous de guerre civile intellectuelle.

Polityka Zagraniczna Francji Po Zimnej Wojnie

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n° 4/2017). Krzysztof Soloch propose une analyse de l’ouvrage de Stanislaw Parzymies, Polityka Zagraniczna Francji Po Zimnej Wojnie (Wydawnictwo Akademickie Dialog, 2017, 600 pages).

Historien des relations internationales et spécialiste de la France, Stanislaw Parzymies propose une somme appelée à devenir un ouvrage de référence sur la politique étrangère française depuis la fin de la guerre froide jusqu’au mandat de François Hollande. L’auteur rappelle les défis auxquels la France était confrontée avec la disparition du monde bipolaire et met en évidence les constantes et les variables de sa politique étrangère conduite au nom de la multipolarité. Le concept qui, selon l’auteur, a guidé la diplomatie française depuis les 25 dernières années.

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