« L’Europe au défi des populismes »

Le blog Reflets du Temps, qui consacre une large place aux questions internationales et des recensions de qualité, a publié le 27 août dernier un article mettant à l’honneur le Contrechamps du numéro d’été (2/2016) de Politique étrangère : L’Europe au défi des populismes.

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« Le dossier principal de la Revue, cet été, s’annonçait de toute première importance, et fera du reste l’objet d’un prochain article (Moyen Orient, le nouveau « Grand Jeu »), mais notre propre Une de fin d’été, par sa composition et ses préoccupations se devait de cibler le sujet de Contrechamps : L’Europe au défi des populismes.

Deux forts articles dressent remarquablement l’état des lieux en ce domaine charriant les peurs de tout démocrate. Jean-Dominique Giuliani examine l’Union face à ces menaces, tandis que Georges Mink s’arrête sur le cas de l’Europe centrale, particulièrement la Hongrie et la Pologne.

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« Extrémismes, populismes et nationalismes à l’assaut de l’Europe » : Leçon en tous points limpide et brillante, de Jean-Dominique Giuliani, président de l’institut Robert Schuman et Européen convaincu, à l’optimisme non moins ardent. Le paradoxe est posé d’emblée : « L’Europe reste un modèle pour le reste du monde… et les sociétés européennes sont en proie à des doutes profonds ». C’est par ces failles, à l’œuvre depuis longtemps, que s’infiltrent les menaces actuellement affichées des populismes (opposant systématiquement le peuple aux élites, aux dirigeants et aux partis de gouvernement) et autres nationalismes (subordonnant tous les problèmes à la domination hégémonique de la nation). […]

Giuliani semble penser que ce ciel noir des populismes – la renaissance des nationalismes paraissant l’inquiéter davantage à long terme – pourrait garder un côté conjoncturel à régler au coup par coup, par des états qui conservent des défenses ; la résilience de l’UE lui semblant bien réelle, appuyée sur une image forte dans le monde… Puisse-t-il avoir raison.

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Georges Mink est spécialiste de l’Europe centrale, notamment polonaise, de ces endroits de l’UE, où le ciel se couvre… « L’Europe centrale à l’épreuve de l’autoritarisme » met l’accent sur la Hongrie – notamment celle d’Orbán et la Pologne actuelle. Deux pays, sortis du Communisme en mettant en place des démocraties à l’occidentale, dont on a oublié la phrase prophétique de Geremek en 1990 : « la voie de la liberté est ouverte, celle de la démocratie reste incertaine ». Démocraties pourtant retravaillées et non simples copiés-collés, entraînant par exemple un communisme de libertés dans leur sillage. Échecs et déceptions, pour autant, accélérés par le monde ouvert des déplacements et du Net. Aussi, un Orbán en Hongrie se fit-il dès les années 2010 le propagandiste de cette « démocratie illibérale », qui fit émules en Europe centrale.

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La conclusion de Georges Mink – alarmante au bon niveau – vaut pour l’ensemble du dossier : « L’épuisement idéologique des acteurs politiques traditionnels, mettant en avant la valeur absolutisée de la démocratie (joue à l’avantage de ce genre d’expérience), face à une jeunesse tentée par des idéologies d’apparence nouvelle, installant en leur centre la violence et la xénophobie ».

Valable seulement pour l’Europe centrale ? Croyez-vous… »

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