Catégorie : Revue des livres Page 155 of 290

Les comptes rendus de lecture publiés dans PE

The Price of Prestige

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Guilhem Penent propose une analyse de l’ouvrage de Lilach Gilady, The Price of Prestige: Conspicuous Consumption in International Relations (University of Chicago Press, 2018, 232 pages).

Depuis plusieurs années, un certain nombre d’internationalistes venus d’horizons théoriques variés (réalisme, constructivisme, etc.) travaillent à remettre au goût du jour la notion classique de prestige. Deux tendances se dessinent : ou les efforts visent trop haut et prétendent expliquer toutes les relations internationales (RI), ou ils visent trop bas et se révèlent n’être tout au mieux qu’un recueil d’anomalies et de curiosités. Le concept de prestige est difficile à opérationnaliser et à mesurer. Marginalisé par les théories dominantes en RI, il est aussi sous-théorisé, victime d’attributs à la fois compétitifs, hiérarchiques et sociaux qui le placent dans un entre-deux paradigmatique inconfortable. À cela, on ajoutera la réticence des acteurs à justifier leurs politiques par une référence explicite au prestige, impliquant de s’appuyer sur une méthodologie et des évaluations indirectes.

La Tentation du repli

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Dominique David, rédacteur en chef de Politique étrangère,  propose une analyse du dernier ouvrage de Philippe Moreau Defarges, La Tentation du repli. Mondialisation, démondialisation (XVe-XXIe siècles) (Odile Jacob, 2018, 248 pages).

Il y a trois thèses dans cet essai. La première : l’histoire du monde moderne est celle d’une ouverture, et d’un élargissement, constants, même si contrariés par l’événementiel des conflits et des reculs. La deuxième : l’élargissement et ses reflux forment un couple insécable, action-réaction naturelles, le deuxième n’étant qu’un soubresaut ne contrariant pas l’ouverture de fond. La troisième : la mondialisation actuelle a déjà modifié le monde, même si semblent s’opposer à elle de lourds acteurs étatiques.

Routledge Handbook of Air Power

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Jean-Christophe Noël propose une analyse de l’ouvrage de John Andreas Olsen, Routledge Handbook of Air Power (Routledge, 2018, 416 pages).

Si des théoriciens américains comme John Warden ou John Boyd ont participé au renouveau de la puissance aérienne dans les années 1990, il semble que le flambeau ait dorénavant été repris par l’aviateur norvégien John Andreas Olsen. Depuis une quinzaine d’années, il enrichit régulièrement la réflexion sur l’exploitation stratégique de la troisième dimension en dirigeant ou en écrivant des ouvrages sur l’histoire de la pensée aérienne, sur l’utilisation de l’aviation militaire.

Des ponts entre les hommes

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°3/2018). Amaël Cattaruzza propose une analyse de l’ouvrage d’Alexandra Novosseloff, Des ponts entre les hommes (CNRS Éditions, 2017, 312 pages).

« Si le mur unit rarement, le pont semble plus complexe, ambivalent, multiple. » De fait, nombreuses sont les situations géopolitiques où les ponts, loin de réunir, deviennent des lieux de filtrage, de contrôle des flux, d’exclusion et de division.

C’est autour de ce paradoxe que se construit cette étude, basée sur « neuf cas de ponts dans des zones de post-conflit ou de crise et franchissant des “frontières” ; certaines […] reconnues légalement, d’autres [étant] des limites administratives ou des lignes de cessez-le-feu qui aspirent à devenir des frontières ». Cette focale sur la figure du pont est l’occasion d’un voyage géopolitique à travers le monde.

Page 155 of 290

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén