Misunderstanding Terrorism

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Marc Hecker, chercheur au Centre des études de sécurité à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de Marc Sageman, Misunderstanding Terrorism (University of Pennsylvania Press, 2016, 216 pages).

Misunderstanding terrorism

Marc Sageman est un homme aux multiples facettes. Médecin, psychiatre, titulaire d’un doctorat en sociologie politique, il a travaillé pour l’US Navy, la CIA ou encore la police de New York. Il s’est fait connaître en France voici une douzaine d’années avec Le Vrai Visage des terroristes (Denoël, 2005). Son deuxième livre, Leaderless Jihad (University of Pennsylvania Press, 2008) n’a pas été traduit en français mais a déclenché une polémique aux États-Unis : contrairement aux auteurs qui insistaient sur l’importance d’« Al-Qaïda central », Sageman mettait en avant l’émergence d’un djihad décentralisé, avec des liens de commandement diffus voire inexistants.

Les revenants

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Marc Hecker, chercheur au Centre des études de sécurité à l’Ifri, propose une analyse de l’ouvrage de David Thomson, Les Revenants (Seuil, 2016, 304 pages).

Les Revenants

David Thomson, journaliste à Radio France internationale (RFI), a commencé à s’intéresser au djihadisme au moment des révolutions arabes de 2011. Correspondant en Tunisie, il a vu émerger le mouvement Ansar Al-Charia, et a réalisé dès 2012 un reportage sur les Tunisiens partis combattre en Syrie. De retour en France, il a poursuivi son travail sur les filières syriennes. En 2014, il a signé un premier livre remarqué, Les Français jihadistes[1] (Les Arènes, 2014). Depuis lors, il continue à suivre la mouvance djihadiste de près, en réalisant un travail de veille quotidien sur les réseaux sociaux et en entretenant des contacts réguliers avec des partisans de l’État islamique (EI) ou d’Al-Qaïda.

Afriques. Entre puissance et vulnérabilité

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Pierre Jacquemot propose une analyse de l’ouvrage de Philippe Hugon, Afriques. Entre puissance et vulnérabilité (Armand Colin, 2016, 272 pages).

Afriques_puissance vulnérabilité

Côté pile, l’Afrique est devenue le continent de la croissance, des nouvelles opportunités associées à de formidables ressources, la « nouvelle frontière » des investisseurs internationaux, le territoire des biens publics environnementaux mondiaux à préserver à tout prix. Côté face, elle reste le continent des épidémies, de la malnutrition, de l’insécurité, des trafics, des régimes corrompus et des désastres climatiques à venir.

Philippe Hugon prend le parti d’aller au-delà de ces représentations simplificatrices pour saisir la complexité africaine et repérer les trajectoires nécessaires face aux défis – démographique, écologique, épidémiologique, politique – d’une transformation structurelle.

Pour une hybridation des armées

Cette recension a été publiée dans le numéro de printemps de Politique étrangère (n°1/2017). Rémy Hémez propose une analyse de l’ouvrage de Christophe Niquille, Pour une hybridation des armées (Nuvis, 2016, 144 pages).

Hybridation armées

L’hybridité est un concept à la mode dans les études de sécurité pour qualifier certains des adversaires auxquels font face les armées occidentales, et qui utilisent une combinaison de capacités conventionnelles avancées et de tactiques non linéaires. Ces adversaires peuvent être non étatiques (Daech, Hezbollah) ou étatiques (Russie). Dans Pour une hybridation des armées, Christophe Niquille, auteur suisse qui mène en parallèle à sa vie civile une carrière dans la milice comme officier d’état-major, adopte un point de vue original, en se plaçant non pas du côté de nos adversaires mais de nos propres armées, et en se faisant l’avocat d’armées occidentales hybrides.

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