Neutralité de l’internet. Un entretien vidéo avec Francesca Musiani

Francesca Musiani est l’auteure de l’article « Neutralité de l’Internet : dépasser les scandales » paru dans le dossier consacré à la gouvernance de l’internet du numéro d’hiver 2014-2015 de Politique étrangère.

Alors que le trafic sur internet explose et que de nouvelles infrastructures coûteuses doivent être déployées, le débat autour de la « neutralité du net » est loin d’être clos. Ce principe suppose que toutes les données circulant sur internet doivent être traitées de manière équitable. Or il est techniquement possible d’en sélectionner des paquets à traiter en priorité. Dans son article, Francesca Musiani montre que cette pratique est susceptible de poser des problèmes non seulement économiques mais aussi politiques et sociaux.

Pour prolonger son propos, elle a accepté de répondre à quelques questions dans cet entretien vidéo, où il est question de gouvernance de l’internet, des conséquences de l’affaire Snowden et, bien sûr, de neutralité du net :

Francesca Musiani est chargée de recherche à l’Institut des sciences de la communication (Centre national de la recherche scientifique / Paris-Sorbonne Universités / Université Pierre-et-Marie-Curie). Membre de la commission sur le numérique à l’Assemblée nationale, elle a été postdoctorante au Centre de sociologie de l’innovation de Mines ParisTech et affiliée au Berkman Center for Internet & Society de l’université de Harvard.

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La Jordanie contestataire

Cette recension d’ouvrage est issue de Politique étrangère (4/2014). Denis Bauchard propose une analyse de l’ouvrage de Pénélope Larzillière, La Jordanie contestataire. Militants islamistes, nationalistes et communistes (Actes Sud, 2013, 242 pages).

LarzilliereLes ouvrages en langue française sur la Jordanie sont rares : celui-ci apporte sur le pays, sa société et sa vie politique une analyse intéressante et originale qui mérite d’être relevée. Pénélope Larzillière est partie d’une enquête de terrain de plusieurs années au cours desquelles elle a pu recueillir les témoignages de nombreux militants de sensibilités différentes : nationalistes, communistes, islamistes. L’exploitation de ces entretiens lui a permis de reconstituer les trajectoires de ces militants, et de reconstituer la façon dont la « monarchie constitutionnelle » a géré, en combinant « ouverture et répression », la vie politique du royaume qui reste un îlot de stabilité au Moyen-Orient.

Ebola : une épidémie postcoloniale

Nous avons le plaisir de vous offrir l’article de Cheikh Ibrahima Niang paru dans le dossier « Ebola : ce qu’il fallait faire » du numéro d’hiver 2014-2015 de Politique étrangère.

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Si l’épidémie d’Ebola de 2014 est si difficile à endiguer, c’est qu’elle a émergé dans des pays marqués par les stigmates de la pauvreté et de la violence, et se reproduit dans un climat général de méfiance. Les populations – qui ont encore en tête les injustices des périodes coloniale et postcoloniale – ne font confiance ni à leurs propres pouvoirs publics, ni aux Occidentaux venus aider. Elles désertent les hôpitaux, considérés comme des mouroirs, ce qui ne fait que renforcer la propagation d’Ebola. Lire l’article sur Cairn.info.

Al Qaïda et la guerre contre le terrorisme

À la suite de l’attentat contre Charlie Hebdo, nous vous invitons à relire le dossier « Al Qaïda et la guerre contre le terrorisme » publié dans Politique étrangère en 2011.

3303334000942_GFGilles Andréani, « La guerre contre le terrorisme : un succès incertain et coûteux ».

L’échec d’Al-Qaida était inscrit dans l’irréalisme de ses objectifs. Il fut accéléré par la « guerre contre le terrorisme » lancée par l’Administration Bush, la coopération internationale impulsée par Washington et la destruction d’Al-Qaida « central » en Afghanistan. L’échec irakien et l’enlisement de l’intervention en Afghanistan constituent pourtant une autre face de cette guerre, avec un coût financier, politique et moral lourd, qui découle sans doute d’une surestimation de la menace.

Guido Steinberg, « Al-Qaida, 2011 ».

Les révolutions dans le monde arabe constituent une défaite pour Al‑Qaida, organisation déjà affaiblie par dix ans de guerre contre le terrorisme.

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