Misunderstanding Financial Crises. Why We Don’t See Them Coming

Cette recension est issue de Politique étrangère 2/2013. Vincent Bignon propose une analyse de l’ouvrage de Gary B. Gorton, Misunderstanding Financial Crises. Why We Don’t See Them Coming (New York, Oxford University Press, 2012, 240 pages).

00-Gorton-9780199922901Misunderstanding Financial Crises est un livre important pour comprendre les crises financières et bancaires. Son auteur, professeur d’économie à l’université de Yale, utilise sa connaissance des multiples épisodes et soubresauts des deux derniers siècles d’histoire bancaire américaine pour analyser en profondeur la mécanique des crises. D’une part, Gary B. Gorton sépare les périodes de crises des « périodes normales ». D’autre part, il défend l’idée qu’en période de crise, les autorités doivent avant tout éviter de propager la panique parmi les déposants, laissant de côté la question lancinante de l’aléa moral.

Pire que la guerre. Massacres et génocides au XXe siècle

Cette recension est issue de Politique étrangère 2/2013. Yaël Hirsch propose une analyse de l’ouvrage de Daniel Jonah Goldhagen, Pire que la guerre. Massacres et génocides au xxe siècle (Paris, Fayard, 2012, 750 pages).

00-Goldhagen-9782213654683-X_0Daniel J. Goldhagen, ancien professeur de science politique à Harvard et auteur du best-seller Les Bourreaux volontaires de Hitler. Les Allemands ordinaires et l’Holocauste (Paris, Seuil, 1997), élargit la grande thèse de cet essai à l’ensemble des meurtres de masse : celui des Arméniens, du Darfour, la Shoah, les crimes soviétiques, le Cambodge, le Guatemala, l’ex-Yougoslavie, le Rwanda et même Hiroshima. Pire que la guerre reste fidèle aux convictions de l’auteur. Mais, plombé par l’émotion, cet essai répétitif reste très faible quant à ses sources.

[Presse] Chronique de PE 3/2013 – Les guerres de demain

Refletsdutemps consacre une chronique détaillée au dernier numéro de Politique étrangère (3/2013)Les guerres de demain.

logo3L’Ifri nous a habitués à cet excellent cru : partir, savamment, à l’assaut des idées qui battent la campagne et finissent en fausses certitudes. Et la revue de Politique étrangère de décaniller, chaque fois que nécessaire, ces baudruches qui garnissent journaux et débats. Le sujet de cet automne est, en cela, un remarquable millésime ; un grand Ifri : la guerre.

The Race for What’s Left – Winner Take All

Cette recension est issue de Politique étrangère 2/2013. Michel Gueldry propose une analyse des ouvrages de Michael T. Klare – The Race for What’s Left. The Global Scramble for the World’s Last Resources (New York, Metropolitan/Picador, 2012, 320 pages) et de Dambisa Moyo – Winner Take All. China’s Race for Resources and What It Means for the World (New York, Basic Books, 2012, 272 pages).

00-KlareDambisa Moyo étudie le rôle de la Chine et Michael T. Klare l’ensemble des concurrents nationaux dans la compétition croissante pour les ressources naturelles (pétrole, minerais, terre, etc.). Le diagnostic est sombre : offre moins élastique, marchés tendus, déséquilibre structurel entre offre et demande, primes de risque croissantes (les ressources viendront de régions contestées ou instables), retours sur investissement décroissants. D. Moyo résume bien les causes de pression que M.T. Klare néglige, et les colossales combinaisons commerciales chinoises

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